Edito

Un ciel qui s'éclairicit ?
Les ostéopathes vont pouvoir partir en vacances l’esprit plus serein.
La loi Hôpital, Patients, Santé et Territoires (HPST), tout juste adoptée au Parlement, fait évoluer la législation relative à l’ostéopathie.
Par deux alinéas, la qualité et la durée de la formation sortent renforcées de ce marathon parlementaire. La portée et la genèse de ces dispositions ont déjà fait l'objet d'une analyse, mise en ligne. Quelques observations méritent cependant d’être soulignées ici.
Il faut d’abord y voir un signe extrêmement positif. En effet, cette victoire, il s’agit bien de cela, est celle d’un groupe entier, celui des ostéopathes exerçant l’ostéopathie à titre exclusif. L’ensemble de la profession, représentée par ses organisations professionnelles, consciente de la faiblesse du système de formation, travaille sans relâche depuis deux ans pour convaincre, convaincre, et convaincre encore la puissance publique de l’impérieuse nécessité d’agir. Certains groupes se sont concentrés sur le contrôle des établissements d’enseignement, d’autres ont tenté une percée sur le front du nombre d’heures. Peu importe ! Un consensus s’est heureusement dégagé contre le cumul de critères d’agréments d’école indigents, le niveau insuffisant de formation, la démographie invasive, et si les organisations professionnelles n’avaient eu de cesse de persuader le monde politique de ces dangers, le Parlement n’aurait pas affirmé avec une telle vigueur sa volonté d’imposer une évolution. Pour autant, la vigilance reste de rigueur. Parce que, d’une part le Conseil Constitutionnel rendra son avis sur la loi HPST à la fin du mois de juillet, et que d’autre part le Ministère de la Santé, opposé jusqu’au bout au relèvement par voie législative du niveau de formation, n’a peut-être pas encore dit son dernier mot.
Pour l’instant, ne boudons pas notre plaisir !
Dans ce contexte, la nécessité de définir un projet syndical est apparue comme une évidence au Conseil d’Administration. Celui-ci est disponible en ligne afin que chacun puisse prendre connaissance de la feuille de route des trois prochaines années. L’adhésion à un syndicat est fondée sur l’acceptation d’un projet clairement établi, ancré sur des valeurs identifiables qui constituent le ciment d’une construction éclairée, d’une action politique réfléchie, de l’élaboration d’une offre de services pertinente. L’affiliation à un syndicat est une démarche positive et raisonnée qui ne peut reposer uniquement sur la crainte d’éventuelles difficultés administratives ou judiciaires.
Que l’on soit par essence militant ou à la recherche de toute forme d’assistance, l’affiliation syndicale doit être fondée avant tout sur l’acceptation d’une direction connue, condition indispensable à la vie d’une communauté assise sur une identité commune. Le partage d’un projet fédérateur conditionne la réussite de l’engagement démocratique.
Fort d’une telle visibilité, chacun d’entre nous est en mesure d’adhérer – ou de ne pas adhérer – au projet du SFDO en toute connaissance de cause.
Le Conseil d’Administration du SFDO vous souhaite à toutes et tous une excellente pause estivale.
Philippe Sterlingot, président.