
L'Edito du Président du SFDO
Des vertus de la patience…
Initialement prévues au début de l’année, les concertations en vue de la rédaction des décrets d’application des articles de la loi HPST relatifs à l’ostéopathie n’ont pas encore débuté. Contrairement à la plupart des textes d’application, ces nouvelles dispositions ne pourront très probablement pas être mises en oeuvre à la rentrée 2010.
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Edito
Des vertus de la patience…
Initialement prévues au début de l’année, les concertations en vue de la rédaction des décrets d’application des articles de la loi HPST relatifs à l’ostéopathie n’ont pas encore débuté. Contrairement à la plupart des textes d’application, attendus au plus tard fin juillet, ces nouvelles dispositions – régulation qualitative, et donc quantitative, de la formation, 3 520 heures – ne pourront très probablement pas être mises en oeuvre à la rentrée 2010.
Interrogée à ce sujet lors d’une rencontre en mai, Clara de BORT, nouvelle Conseillère technique en charge du dossier ostéopathie, indique disposer d’une marge de manoeuvre calendaire. Cette dérive temporelle est-elle inquiétante ? Certains considéreront que le Gouvernement se moque des ostéopathes et qu’il faut lui faire violence pour obtenir gain de cause. D’autres – dont je fais partie –, se souviennent que la contrainte judiciaire avait en effet conduit le Ministère de la Santé à publier les décrets dans le temps imparti par le Conseil d’Etat. Mais quels décrets ! Nous tentons aujourd’hui de corriger les erreurs commises à ce moment-là et nous en supportons encore leurs conséquences… Les propos de Clara de BORT expriment l’ambition d’une nouvelle réglementation exigeante et durable : « La problématique de l’ostéopathie est complexe, nous souhaitons reprendre l’ensemble du dispositif réglementaire – exercice et formation. Madame Bachelot nous en laissera le temps. »
Et si le Gouvernement devait manquer à ses engagements, SFDO et ROF ont conservé un moyen de pression significatif : les recours en annulation des agréments « abusifs ». Un premier jugement vient ainsi d’annuler l’agrément de cinq établissements de formation.
Les organisations professionnelles devront être unies. Constituées de praticiens aux profils variables – exercice exclusif ou non, niveau et qualité de la formation – leurs positionnements tendent à refléter leur hétérogénéité (lire les articles sur la norme AFNOR et la FEO - placer liens vers pages concernées). Nous devrons savoir dépasser cette fragilité, afin d’établir un indispensable consensus préalable. Faute de quoi ces concertations ressembleront à un jeu de cache-cache.
Je vous souhaite un excellent été.
Philippe STERLINGOT, Président.